Ma vie, mon œuvre (carrément)

Salut ! Hi ! Hólà ! Hallo ! Ciao ! Salam ! Yasou ! Hej ! Bok ! Oi ! Nǐ hǎo ! Selam ! Dag ! Cześć ! Namaste ! Salom ! Buna ! Chào ! Ohayô ! Magandáng araw !

Oui, tel Henri Dès, je sais parler toutes les langues ! (Direct une référence culturelle, tu te dis que ça démarre bien, non ?)

Bienvenue sur cette page, et accessoirement, sur ce blog ! J’me présente rapidement, Thomas, 24 ans, encore tous mes cheveux, presque toutes mes dents, déjà quelques rides mais surtout, un rêve de gamin qui se concrétise enfin : partir, LOIN !

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Loin ! Jusque là-bas ! (Oui oui, c’est bien moi !)

Depuis un bon petit bout de temps maintenant, y’a ce truc au fond de mon crâne qui me gratte. Tu sais, ce sentiment que tu dois faire un truc, ton corps te dit de foncer et d’y aller mais ton cerveau te raisonne en te disant, lui, que ce n’est pas pour toi. Comme si un tout petit nain avec une toute petite pioche était logé entre ma boîte crânienne et mon cerveau et, lentement mais surement, creusait son petit chemin cérébral. Jusqu’à, un jour, enfin, atteindre un de mes (rares) neurones.

!!! DING DING DING DING !!! Il est l’heure ! L’heure de se réveiller ! 

Et de faire, comme l’a si bien exprimé l’un des (sinon LE) plus grand groupe français de tous les temps :

Partir un jouuur
sans retouuur !
(#2Be3forever<3)

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Avoue ça te manque ? (Remarque : ça ne marche que si tu es né avant 1990)

Mais avant toute chose, je voulais te dire un petit truc pour que ce soit bien clair (parce que j’ai l’air là comme ça tout bien, pépère, posey, tout ça tout ça, toi même tu sais), MAIS :

Je suis comme toi !

Yep, tout pareil ! (N.B. : ceci n’est valide QUE si tu es comme moi, sinon ne tiens pas compte de ce message)

Je sais faire du traitement de texte et mettre des nombres dans des cases sur Excel pour après faire « Somme » et vérifier que ça fait bien la somme (Spoiler : ça marche). Je maîtrise rapidement les bases de Paint pour faire des photomontages de qualité plus que douteuses (Spoiler : ça marche beaucoup moins bien (j’suis en train d’imiter Bourvil si t’avais pas reconnu à l’intonation au fait !)). Je sais prendre une photo avec mon portable en quelques secondes, la regarder, me dire « boh ça vaaaaaaa » et puis passer à autre chose. J’aime le chocolat, la raclette, le bruit de la pluie sur le toit et je crois que l’on a tous une destinée dans ce monde (sauf Kev Adams). J’arrive à faire des randonnées de quelques heures en montagnes sans me tordre une cheville mais avec toujours un point de côté au bout de vingt minutes (Aïe). Je suis addict aux Gifs. J’ai des allergies à la con dont je me passerais bien (pollen et paracétamol ici, qui dit mieux ?)  Et je ne comprends pas non plus le principe des ascenseurs (est-ce que si tu veux monter, il faut appuyer sur la flèche du haut pour dire que tu veux monter, ou sur celle du bas pour dire à l’ascenseur de descendre ???? du coup j’appuie toujours sur tous les boutons)

Tout cela pour dire que je n’ai jamais tenu de blog, de journal ou quoi que ce soit du même genre avant ce jour. J’ai essayé pour la première fois de ma vie de faire un logo qui ressemble à quelque chose (dont tu peux voir le résultat tout là haut, t’en penses quoi ?) J’ai tout juste investi dans un petit appareil photo pour commencer à faire des trucs pas trop dégeux. Je me suis officiellement inscrit sur Instagram (so 2018). J’ai appris à respirer par la bouche et le nez (pas fastoche). J’ai commencé à me soigner pour mon addiction (mais vu mes premiers mots ici, je suis plutôt mal barré). Bon par contre j’ai rien fait pour mes allergies. Mais! Je me suis mis tout récemment à apprendre le fonctionnement d’un ascenseur (c’est faux). Bref, je pars de loin, de presque aussi loin d’où je veux aller pour être exact, alors si t’es comme moi, ben peut-être que ça te servira un jour ! Et maintenant que je t’ai parlé de moi, viens que je te reparle encore un peu de moi.

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Retour vers le passé de ma vie si tu le veux bien sinon ben tu peux partir, je t’en voudrais pas (ou p’tet bien que si)

Né et élevé en Haute-Savoie, j’ai été biberonné très tôt aux montagnes, à l’odeur du fumier en rentrant le soir à la maison, à la neige, au son des cloches de vaches, aux chalets tout de bois revêtus, au ski, et bien évidemment au fromage (un peu de reblochon dans le chocolat chaud, ça donne toujours du goût). En plus de cette overdose de nature et de gastronomie, j’ai eu l’immense chance de tomber dans LA famille en or (blanc comme neige), qui nous as transmis à ma petite sœur et à moi-même l’envie d’aller voir de bons films et de bonnes pièces, mais qui nous a surtout trimbalé dans des endroits de dingue : du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest de l’Europe ; dans les terres chaudes et arides du Maghreb, dans les plus belles villes du monde, et surtout dans les contrées magiques de l’Ouest Américain. Bref, pas trop mal lotis les petits. Et avec cette vie, le développement d’une AUTRE addiction (décidément) : celle du voyage.

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Mon idole absolue (si tu connais pas c’est que tu es né après 1999)

Mais j’y reviendrais. De mon côté, entre une semaine à New-York et un week-end en Vendée (en vrai, NYC c’est surfait), c’était le chemin traditionnel des études quand ça va pas trop mal, deux ans de classe prépa puis trois années d’école d’ingénieur dans le domaine de la chimie à Montpellier (allez allez ALLEEEEEEEEZ !!!). Trois années de travail consciencieux, dans le respect de la tradition chrétienne et de la sobriété la plus totale (c’est faux). Et au milieu de tout ça, une parenthèse enchantée de 4 mois en Islande.

Arf. J’en aurais des choses à dire sur l’Islande. Et du coup sur l’Italie. Et les États-Unis. Et le Portugal. Et l’Espagne. Et le Maroc. Et bien sûr, la France !

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Soleil de minuit sur le Voyageur du Soleil (pas la plus spectaculaire mais une de mes préférées)

Diplôme en poche en septembre 2017, me voilà tout volontaire pour aller sur le fameux « marché du travail ». D’annonces épluchées en entretiens plus ou moins foirés, tout s’enchaîne et au bout de 2 mois, paf, le mail qui te dit « oui monsieur on vous veut bien chez nous, venez donc ! » Du coup qu’est-ce que j’ai fait ? (tu t’en doutes un petit peu je pense) :

J’y suis allé ! Contrat de deux ans ? Parfait ! Résultat ? J’ai tenu 12 mois.

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Ouaip. Je suis le gars qui, en pleine crise de chômage, où l’on entend des gens ne pas trouver de boulot tous les jours, je suis le gars qui ose péter un contrat de deux ans en plein milieu. J’ai quand même mes raisons derrière tout ça : des journées de boulot pas fofolles pour commencer, à mettre trois gouttes d’huile dans un ballon avec des petites bibilles, faire chauffer le tout pendant 48h à 60°C et passer ma p’tite popote dans une machine qui te dit qu’en gros, ce que t’as fait ben ça a servi à rien. Wouhouuuu. Une ville pas hyper déglingue où l’odeur de la pluie remplace celle du fumier. Double wouhouuuu. Et enfin, une ambiance de travail comparable à un après-midi puzzle avec François Bayrou. Ce que j’appelle plus communément : la triade de l’emmerdement. (pas mal nan ?)

Voilà le gros du tableau de ma vie, étalé devant tes yeux ébahis en quelques minutes juste ici (t’as entendu les rimes ?). T’en as d’la chance quand même. On passe à la suite ?

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J’arrive, j’arrive !

De l’influence des rayons gammas (et des voyages) sur le comportement de mon cerveau

Faut dire quand même que je partais pour ce premier boulot avec pas mal de bonne volonté au départ. Enfin, suffisamment de volonté pour me dire que même si tous les jours n’étaient pas bleus (on tend plutôt sur du gris-vert avec des pointes de marrons), ces deux années seraient rapides et pas trop douloureuses avant des jours plus heureux. Et j’avoue qu’on s’y fait vite (mais alors trèèèèèèèèèès vite !) à recevoir chaque mois sur son compte en banque un salaire qui permet de se faire des sorties, des week-ends et des voyages, mais aussi de se prendre son chez soi, ses meubles, sa télé, bref, le confort fainéant et facile. Mais tellement agréable. En y repensant bien après, je me suis rendu compte à quel point j’étais tombé très vite (mais alors encore pluuuuuuuuuuuuus vite !) dans la facilité de consommation, sans même m’en rendre compte. Maintenant, la seule réflexion que je me fait, c’est « est-ce que j’en avais vraiment besoin ? »

J’ai pas envie de faire le con prétentieux qui vient dire sur tous les toits que les choses matérielles ça sert à rien, et qu’on est tous des idiots à consommer autant, que la vraie vie c’est pas ça et patati et patata TA GUEULE TA GUEULE TA GUEULE !

ftg
Merci Julien

En vrai je suis le premier à apprécier un film sur une grosse télé, le cul posé dans le canapé avec trois coussins et des bonbons. J’étais dans le déni complet de remettre en cause ce petit train-train, sauf qu’à continuer comme ça, j’allais décrépir comme un vieux morceau de pain de trois jours. Parce que, et j’en reviens à faire mon petit con, mais ce n’est pas comme ça que je m’imaginait ma vie à l’aube de mes 24 ans. Ou en tout cas pas déjà ! Quand est-ce que je profite de ma jeunesse ? Quand est-ce que je peux le faire ??? Quand est-ce que je kiff vraiment ? 

right now

Yep ! Maintenant ! À bas le carriérisme et la décrépitude (j’ai tout le temps d’avoir le temps), je décide d’opter pour la spontanéité et le kiffage ! Enfin, c’est plutôt eux qui sont venus toquer à ma porte un petit matin de retour de voyage. Assis dans mon fauteuil, devant mon ordi une fois de retour au boulot, le constat suivant m’arrive en pleine face :

« Bordel, j’me fais chier. » (Thomas D., 2018)

Je crois bien qu’il n’en fallait pas plus pour que la phase 2 se déclenche dès le lendemain dans mon cerveau :

« Quitte à se faire chier, autant se faire chier dans un endroit pas trop pourri et partir d’ici ! » (Encore Thomas D., 2018)

Le tout, suivi assez rapidement dans la semaine par la phase 3 et le dernier coup de pioche de mon nain de cortex, m’ouvrant les yeux, les chakras, les sinus bref tout ce que tu veux, avec cette révélation finale comme le dernier boss dans Mario :

« Quitte à partir, autant partir LOIN ! » (Toujours Thomas D., 2018)

Je l’annonçais à ma famille la semaine encore d’après (mes chers parents, je paaaaaars) et je prenais mes billets d’avions 2 mois plus tard. Fin de l’histoire.

that's all

Ou pas…

Je sens que tu bous au fond de toi, une soif de savoir, une envie de découvrir, un élan de questionnement, une quête de sens, une recherche de suite…mais vers où m’envole-je ? La réponse à ta question, la voici :

La Nouvelle-Zélande !

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Tout ça pour ça. Je sens la déception poindre en toi…encore et toujours la Nouvelle-Zélande. Mais pourquoi tant de fascination pour ce pays me demandes-tu ? (vas-y, demande le moi même si tu te fous de la réponse stp) Comme j’suis hyper sympa (c’est faux), je vais te répondre.

D’un côté, j’en rêve de ce pays du bout du monde. Comme un gosse. Qui, j’avoue, aurait beaucoup regardé Le Seigneur des Anneaux (original). Et King Kong. Et Le Monde de Narnia. Et La Leçon de Piano. Tout est la faute du cinéma en fait. (Remarque, si je suis parti en Islande, c’était en grande partie due à Game of Thrones !) De l’autre côté, c’est l’opportunité de ne pas devoir se contenter de quelques semaines de vacances là-bas, à l’autre bout de la planète, mais de pouvoir y rester un an entier avec le Visa Vacances-Travail qui est accessible seulement jusqu’à 30 ans. Comme quasiment 10 000 autres français et 50 000 autres étrangers (originalité encore et toujours, empare toi de moi !), je m’en vais également tenter l’aventure du PVT ! Avec ce visa, je peux donc passer un an à explorer le pays à fond pendant toutes ses saisons, mais également travailler pour pouvoir gagner un peu d’argent en chemin, j’y vais quand même pas pour juste me tourner les pouces !

Voilà ! Une belle conclusion qui commence par voilà ! J’arrive à la fin de mon pavé ! Je t’ai dit qui je suis, ce que j’ai fais, et si tu me suis je te dirais ce qu’il m’arrive au pays des kiwis ! Encore quelques points d’exclamations à placer et tout sera fini ! Te voilà libéré (si tu as eu le courage de rester jusqu’ici !), je te laisses aller dormir/manger/boire/aller aux toilettes/fermer ce site à tout jamais/prendre un doliprane/regarder Netflix en toute tranquillité pour le reste de ta journée/soirée/vie ! Je te dis un grand merci pour ta visite et peut-être à bientôt dans la suite de mes aventures !

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Merci merci merci merci merci !

P.S. : Si jamais tu t’ennuie, il y a la deuxième partie !