Plan Culte – C’est arrivé près de chez vous (1992)

C'est arrivé près de chez vous 1

C’est arrivé près de chez vous

On est des fous, fous, fous

De et avec Rémy Belvaux, André Bonzel et Benoît Poelvoorde – 1992


Mais qu’est que c’est que ce film ??? Un OVNI dont je ne sais absolument pas quoi penser. Du coup je le mets dans la partie Plan Culte comme ça je n’ai pas besoin de le noter (et que ça m’arrange bien vu que je suis un lâche sans opinion). Bientôt une semaine que je l’ai vu, une semaine que j’ai encore des images en tête tantôt dérangeantes tantôt absurdes, une semaine que je me demande encore si je me suis pas fait enfumer et que finalement c’était bien chiant. Bon essayons quand même de détricoter tout ça. Explication.

Ben (Benoît Poelvoorde) est un tueur. C’est son métier, il gagne sa vie en tuant des gens, un point c’est tout. Lorsqu’une petite équipe de télévision décide de lui consacrer un reportage, on découvre son quotidien assez pathétique et carrément macabre. Peu à peu, les journalistes vont être de plus en plus curieux, jusqu’à passer à l’acte à leur tour…

C'est arrivé près de chez vous 3

Au départ, c’est le projet de trois belges qui ont fait l’école de cinéma de Bruxelles, et qui ont décidé de faire un film. Sauf qu’après tout part en couilles. Pendant 90 minutes, c’est une succession de scènes de meurtres, de viols, de lancer de cadavres dans les fossés et pour couper tout ça, Benoît Poelvoorde qui dit de la merde face caméra, improvisant des analyses sociologiques ou des poèmes.

« Pigeon,
Oiseau à la grise robe,
Dans l’enfer des villes,
À mon regard tu te dérobes,
Tu es vraiment le plus agile.
 »

Humhum. Gênant ? Un peu. Au point que finalement ça en devient drôle, ou en tout cas pour moi. Y’a rien de plus drôle que la gêne poussée à son maximum je trouve.

C'est arrivé près de chez vous 4

Poelvoorde dit des choses donc, c’est un sketch entrecoupé de coups de pistolet. Et plus le film avance, plus j’ai l’impression qu’il dit des choses dégeulasses et amorales. L’humour noir poussé à son maximum, lorsqu’il dit que c’est quand même vicieux de mettre un veilleur de nuit noir, « si ça c’est pas un coup dans le dos, juste pour qu’on le voit pas ! Tu t’rends compte ? Un enfant du soleil ! Si ça se trouve il a été élevé sous les baobabs, maintenant il est ici ! » Moi ça me fait bien rire, surtout dit avec l’accent belge qui rend tout encore vingt fois plus marrant !

J’ai bien tout recopié le texte comme ça j’ai moins de trucs à devoir écrire (t’as compris la technique pas con l’animal), et je vais continuer aussi ici pour te parler de la préparation du cocktail « Petit Grégory », spécialité de l’ami Ben ci-présent : dans un verre de gin tonic, une petite olive est attaché à un morceau de sucre avec un bout de ficelle ; celui dont l’olive remonte le plus vite à la surface après C'est arrivé près de chez vous 2que le sucre ait fondu doit offrir sa tournée au reste de l’équipe…on pouvait pas lui rendre un plus bel hommage !

Alors voilà, t’as compris maintenant, c’est de l’humour encore plus noir que l’amie encore plus noire qu’une arabe de Nadine Morano et autant ça j’approuve, autant le reste du film…beh. La violence en devient tellement présente que c’est dérangeant, à m’en faire détourner les yeux. C’est de la surenchère, qui bizarrement n’a pas été coupée à l’écran lors de la sortie du film et seulement interdit aux moins de douze ans en France. Je me doute que c’est une manière parodique de dénoncer tout ce qu’on pouvait voir (et qu’on voit encore aujourd’hui) à la télé, mais finalement ça dessert pas mal le film. En particulier, la scène de viol suivit d’une boucherie sans nom et celle du pauvre gamin que tout le monde poursuit dans les bois. Tu vois ça à douze ans t’en fais des cauchemars pendant 20 ans !

Plus le film avance, et plus je trouve qu’il perd en rythme également. Le fait que les membres de l’équipe de télé s’impliquent de plus, commençant eux aussi à emballer les cadavres ou apprendre à tirer, fait perdreC'est arrivé près de chez vous 5 en crédibilité. Même si je me doute bien que c’est pas ce qu’ils recherchaient ! N’empêche, me faut une histoire qui tienne la route et je me suis retrouvé à la moitié du film à me demander si c’était pas bientôt fini.

Réponse : non, c’était pas bientôt fini. Encore quelques meurtres trop violents, quelque digressions philosophiques assez chiantes, des apparitions des propres parents de Benoît Poelvoorde dans leur propres rôle pas fofolles, mais heureusement encore et toujours cet accent belge qui sauve la fin. Ce film, je ne sais pas s’il est vraiment culte, mais il est déjà complètement inclassable donc ça valait bien quelques mots !

Conclusion : Une bizarrerie assez violente et crue avec une deuxième partie plutôt chiante, mais heureusement un accent belge et un humour noir génial !

 


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