Plan Culte – Charlie et la Chocolaterie (2005)

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Charlie et la Chocolaterie

J’ai tout mangé le chocolat

De Tim Burton, Avec Johnny Depp, Freddie Highmore – 2005


À l’approche de Noël (on a jamais été aussi près de Noël dis donc), il fallait absolument que je parle de chocolat. Le chocolat c’est comme le clafoutis. Tout le monde aime le clafoutis ! Le clafoutis c’est exquis ! Et ben le chocolat c’est pareil et quel meilleur film que celui-ci pour passer près de 2h à rêver de bonbons, de chewing-gums, de sucettes et de chocolat…ce film j’ai bien dû le voir des dizaines de fois au point d’en connaître toutes les répliques par cœur. Et évidemment, toutes les chansons ! Objectivité à l’oubliette, je t’emmène dans la chocolaterie de Willie Wonka ! Explication !

Charlie Bucket (Freddie Highmore) vie très pauvrement avec toute sa famille près de l’Usine de chocolat de Willie Wonka (Johnny Depp), le plus grand confiseur du monde. Vivant dans le secret le plus total depuis des années, voilà que Willie a décidé d’ouvrir ses portes à cinq heureux enfants, les cinq qui trouveront un ticket d’or dans une tablette de chocolat…

Charlie et la Chocolaterie 2

En adaptant le bouquin de Roald Dahl, Tim Burton ne pouvait pas me rendre plus heureux ; j’avais à l’époque découvert ce livre dans les rayons de la médiathèque et je l’avais dévoré en quelques jours. C’est le roman de rêve à lire quand on est ado, plein d’imagination, de trucs loufoques et de success-story qui donne de l’espoir.

L’auteur a d’ailleurs aussi écrit James et la Grosse Pêche (film d’animation de 1997 absolument génial (et qui n’est pas un film sur la femme de James Blunt)), Fantastic Mr. Fox (adapté aussi en film d’animation en 2009 par Wes Anderson, c’est trop trop bien) et Le Bon Gros Géant (adapté en 2016 mais je l’ai pas vu lui, par contre le bouquin est également génial !) Charlie et la Chocolaterie a aussi eu une suite, sous le titre Charlie et le Grand Ascenseur de Verre, un temps envisagé au cinéma…puis non (en même temps je suis pas sûr que ça aurait aussi bien marché, il est assez spécial de bouquin, on va chercher des grand-mères qui ne sont pas encore nés dans un monde bizarre, pour les faire revieillir de 400 ans c’est nawak).

 Le film qu’a pondu Burton est pour moi inattaquable, tout simplement parce que ça reviendrait à tuer une partie de l’enfant de 10 ans que j’étais à l’époque de sa sortie (et qui est encore présent dans un coin de ma tête). Du coup tu te doutes que ça va être très très chiant car avec très peu de jugement de valeur et de critique, mais après tout c’est Noël donc je passe mon tour.

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On embarque donc pour un voyage de presque 2h dans la merveilleuse fabrique de chocolat de Willie Wonka, et le plus impressionnant c’est bien évidemment les décors de cette usine. Très austère et froide d’extérieure, c’est une avalanche de couleur une fois les portes franchies, entre les poupées en chocolat multicolores, l’herbe incroyablement verte (et faite en vraie sucre pour que les enfants puissent en manger !), les combinaisons fluos des Oompa Lompas et surtout, cette immense cascade et rivière de chocolat tellement belle qu’on a envie de faire comme le p’tit gros et de plonger dedans.

« Augustus Gloup ! Augustus Gloup ! Le goinfre nigaud gros plein de soupe ! » Ces chansons !!! Du grand art signé par Danny Elfman, le mec qui a fait quasi toutes les Charlie et la Chocolaterie 6musiques des films de Tim Burton, et qui là sort le grand jeu en rendant mythiques les 4 chansons diégétiques associées à chaque gamin. Et là mais tu me dis « mais késako que ça une chanson diégétique ?? » Et ben pour la faire courte et éventuellement t’apprendre un nouveau mot aujourd’hui l’ami, on dit d’une chanson de film qu’elle est diégétique si elle est présente réellement dans la scène et entendue par les personnages ! À la différence d’une chanson extradiégétique, qui elle n’est entendue que par le spectateur…on en apprend des choses ! En plus de ces chansons, le thème principal est maintenant culte, notamment celui de l’introduction du film associé avec une des meilleures cinématiques d’ouverture qu’a pu fait Tim Burton. La précision et la mécanique de cette usine de chocolat est tout simplement splendide.

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Je dis Augustus Gloup, Augustus Gloup mais si ça se trouve tu comprends rien à ce que je dis. Je manque à mon devoir en expliquant en peu le film. Comme je le disais (si bien) dans le résumé, Willie Wonka personnage mystérieux, permet à cinq enfants de venir visiter son usine secrète. Je te spoile rien en te disant que bien évidemment notre petit héros Charlie va lui aussi réussir à obtenir son ticket d’or (sinon y’aurait pas de film), et en plus de lui sont décrits quatre autres enfants, facilement identifiables à certains des péchés capitaux :

  • La gourmandise d’Augustus Gloop qui mange du chocolat à longueur de journée 
  • Le magnifique orgueil de Violette Beauregard la compétitrice arrogante 
  • La paresse, et aussi l’orgueil de Mike Teevee, un mini geek abruti par les jeux-vidéos et méprisant envers tous les autres 
  • Et enfin l’avarice, l’envie et la luxure (elle a toutes les qualités celle-là) de Veruca Salt dont les parents cèdent à tous les caprices.

Voilà un petit manuel de ne comment surtout pas élever ses enfants !

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Revoir ce film m’a aussi fait un choc, parce que c’est revoir Johnny Depp comme on ne l’a plus vu depuis…bien trop longtemps maintenant. Je sais pas s’il était énormément maquillé à l’époque (surement un peu vu qu’il ressemble à Michael Jackson) où alors s’il a pris un énorme Charlie et la Chocolaterie 3coup de vieux ces dernières années, mais dans tous les cas il est méconnaissable ! Et également incroyable dans ce rôle de doux dingue qui blague sur tout et qui n’est plus très net dans sa tête.

J’ai eu du mal à reconnaître sa voix aussi, très éloigné de cet espèce de voix rauque qu’on peut entendre dans la pub à la télé, mais plus ressemblante…ben limite à la voix de Michael (ou Michel Fils de Jacques en français), beaucoup plus fluette et sifflante. Il aurait repris Thriller avec les écureuils que ça m’aurait pas étonné plus que ça.

J’ai déjà écrit un roman incroyablement long, tout ça pour dire que j’adore ce film. Entre les « Daddys » cultes de Veruca, le secret de la crème fouetté qui n’est une crème fouetté que si elle est fouetté avec un fouet, l’innocence de de Freddie Highmore quand il ne jouait pas encore un tueur psychopathe dans Bates Motel, la reprise de Bohemian Raphsody par les Oompas Lompas, la soupe de choux avec beaucoup d’eau, et surtout, surtout, le bruit des gants en latex qui craquent doucement dans les mains…c’est un milliard de petites choses qui rendent ce film à mes yeux un classique. Et qui je pense me fera encore rêver pendant un bon bout de temps !

Conclusion : Un excellent film pour tous ceux qui ont encore une âme d’enfant…ou tous ceux qui aiment le chocolat !


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